Ode au blocus

Ô cher blocus, que je suis contente (ou PAS) de te retrouver. Tous les ans, deux fois par an (pour l'instant, mais pas plus, il ne faudrait pas abuser des bonnes choses... #hum) je te retrouve avec le plus grand des déplaisirs. Et c'est que tu t'accroches ! Ce n'est pas une semaine, deux semaines que j'ai la chance de te côtoyer mais 1 mois et demi !

Oui, vous l'aurez compris, je suis en plein BLOCUS.

Mais c'est quoi le blocus ? Pour vous amis étrangers à la mère patrie Belgique, le blocus chez nous c'est la période pré-examens (partiels ou autre, je ne sais pas), durant laquelle nous étudions beaucoup, beaucoup, beaucoup.


Voici mon blocus en quelques chiffres…

> 1 mois et demi de travail acharné, ponctué de 2 fêtes de Noël (une le 24 au soir, une le 25), 1 soirée de (Virgin) Nouvel An (1h max… après dodo !), et quelques examens éparpillés sur le mois de janvier
> 8 à 9h par jour pour les journées efficaces, jusqu’à 12h quelques jours avant un examen de type ultra compliqué - et oui, pour tous ceux qui pensent qu’on exagère : il faut bien ça pour étudier toute la matière que nous devons ingurgiter !!!
> 15 minutes pour les pauses Facebook, pipi (on triche), goûter ou « promenade » (perso ça consiste plus en « passer ma tête par la fenêtre pour respirer de l’air pur »)
> 1 heure de pause pour les repas, on accepte un verre de vin papy mais qu’à moitié rempli alors
> 1000 pages résumées en 200, ou 100 résumées en 40 (le bonheur)
> 5 gros cours pour moi en fac de droit…
…jusqu’à 10 pour d’autres facs ou les cours sont plus petits mais plus nombreux
> 3h par examen en moyenne
> 0 heure de sport (oups)
> 0 série (je suis fière de moi, y en a pour qui le nombre de séries visionnées augmente proportionnellement aux nombres des pages à étudier...)
> 6 joggings mis à contribution
> 0 lessive... on aime vivre dans la crasse !
> 94% de batterie de GSM après l’avoir utilisé pendant 4 jours, ah bah non en fait il était juste resté branché au même endroit toute la semaine !
> 97% de volonté, qui ne tient plus qu’à un fil, mais quand même…
> 12 cafés / Redbull par jour (ça n’est pas mon cas mais je connais des cas extrêmes)
> (bonus) 500 étudiants en fac de droit en première année de bachelier l’an dernier…
60 à réussir sans repasser d’examens en août
1/3 des 500 à réussir leur année pour passer en deuxième bac (oui l’unif c’est COMPLIQUÉ)


Survivre au blocus : OUI, c’est possible ! D’ailleurs ceci fera l’objet d’un article si ça vous intéresse…? Je sais que c’est presque fini mais bon, on n’a jamais fini d’étudier en vrai, et puis les suivants arrivent !

Plein de courage pour la fin à tous les étudiants belgo-belges qui jurent qu'ils vont partir élever des lamas en Bolivie avant le prochain... un jour on l'aura notre diplôme, et on pourra enfin fêter Noël dignement !

moi à la fin du blocus haha

2016 : mi-figue, mi-raisin


Aujourd'hui, j'ai regardé le journal. Et quelle mauvaise idée.

Encore un attentat, à Berlin cette fois. Bah oui, fallait bien que ça tombe sur les Allemands aussi, on avait déjà donné nous sur la côte. Le type cette fois n'est pas mort, il s'est échappé, pas de bol pour nous, ça nous en refera un dans pas longtemps, m'est avis. Des bougies, des gens qui disent "quelle horreur" et d'autres, rationnels qui disent "que voulez-vous y faire ?". Merkel qui fait un discours empreint de sagesse, mais qui rappelle en fin de phrase que l'Allemagne reste digne et accueillante, et ça ennuie plus d'un parce qu'ils préféreraient que l'Allemagne ne soit plus aussi accueillante surtout si c'est pour accueillir des mecs qui foncent en camion sur leurs marchés de Noël, non mais. Surtout à Noël, c'est un moment joyeux, de retrouvaille en famille, de bonheur... il pouvait pas faire ça en novembre, ou en février, personne n'aime février. Puis on a valsé un peu vite sur le Congo, ou le président Kabila ne souhaite pas organiser d'élections pour élire un prochain président. Ça nous fait une belle jambe, ça chauffe en Afrique, les partisans de l'opposition envoient des messages de toute part... mais se font gentiment remballer : en effet Kabila, s'il démissionnait de son poste comme le supplie l'ONU, enfreindrait la Constitution congolaise, qui ne permet pas à un président de quitter ses fonctions avant qu'un autre soit élu. Malin celui-là. Le journal change diamétralement de look et nous affiche le luisant Trump, qui vient d'être officiellement élu par les grands électeurs. O joie, c'est tout ce qu'il nous fallait ! Sa tête rose-orange au sommet. Puis on n'en parle pas, mais Alep, l'assassinat de l'ambassadeur russe à Ankara, Daesh toujours présent, les immigrés qui continuent de n'avoir nul part où aller, le monde va mal, toujours plus mal. Regarder le JT devient un calvaire, un supplice.

Cette année 2016 ne fut pas des plus reluisantes, quand on y regarde. Des morts, des morts et encore des morts. Tout va mal me semble-t-il. Y aura-t-il un semblant de paix quelque part un jour ? Pourra-t-on vivre au niveau de sécurité 1, sans se dire qu'on espère ne pas être un jour au mauvais endroit au mauvais moment ? La guerre cessera-t-elle partout, afin que partout les gens puissent être heureux chez eux, sans avoir à vivre l'atrocité de la fuite, l'exil ? Arrêterons-nous de voir les fous monter au pouvoir et y rester par quelques malins arrangements ?

Je ne peux m'empêcher d'espérer que ce monde soit beau, reste un peu humain, dans les années qu'il me reste à vivre - c'est vrai, ma vie ne fait que commencer ! Mais aussi pour tous ceux qui vivent là, maintenant, qui sont grands, petits, vieux, jeunes, et qui en sont réduits à espérer que leurs générations futures auront au moins un endroit où dormir, que la Terre n'implosera pas d'ici là à cause de tout le sang des hommes qu'elle aura ingurgité.

Je pleure un peu sur 2016, en espérant que 2017 soit meilleure. Croisons les doigts.

#PrayForTheWorld
Pray, pas parce que Jésus va tout régler, grand dieu non. Mais parce qu'un peu d'espoir dans le coeur de chacun, peut-être que ça marchera...!



Un discours un peu noir certes, il n'y a pas eu que des mauvaises choses en 2016 ; et j'irais même jusqu'à la considérer comme une bonne année pour ma part. Mais parce qu'on est tous humains sur cette Terre, il faut de temps en temps considérer la vie de l'autre pour comprendre comment va le monde dans sa globalité.

Joyeuse Saint-Nicolas



Je ne sais pas vous, mais j'ai toujours adoré cette fête 100% belge ! Oui, car chez nous, on célèbre le 6 décembre la Saint-Nicolas. Un grand mec barbu habillé en rouge (heu ça en rappelle un autre) qui porte une crosse, un chapeau d'évêque (pardonnez mon vocabulaire prosaïque) et une toge (Santa peut aller se rhabiller). Il est aussi accompagné de son fidèle serviteur, le Père Fouettard, habituellement noir, habillé comme un fou du roi... Ne vous inquiétez pas, même si cette dernière ligne vous fait froncer les sourcils, sachez qu'il s'agit d'une légende ancienne, du grand Saint patron Nicolas qui aurait aidé des enfants de la région qui étaient mangés par un boucher (les pauvres). Depuis lors, si l'on est un enfant sage, le grand Saint vient déposer dans la nuit, à dos d'âne, des cadeaux et des bonbons ! Comme on est sympas, on laisse de notre part une carotte pour son âne, et un petit remontant alcoolisé pour Nico (il faut bien qu'il tienne toute la nuit...). Si par contre on a été ingrat et vilain, le Père Fouettard risque d'arriver et de nous faire bien peur... pour qu'on ne puisse jamais recommencer.


Jolie légende, fête traditionnelle ; en Belgique la Saint-Nicolas est l'occasion pour les parents de gâter leurs enfants. On y croit jusqu'à l'âge de 6, 7 ou 8 ans environ, puis on continue à aimer tous les ans cette arrivée de cadeaux, et à faire semblant si plus petit que soi il y a (héhé on reste enfant à jamais !). J'en profite pour ajouter que Noël prend une toute autre tournure. En effet, puisque la Saint-Nicolas est la fête des cadeaux pour les enfants, la Noël est plutôt vue comme une célébration familiale / religieuse. A la rigueur, quelques petits présents plus pour le principe qu'autre chose, histoire de se rappeler qu'on s'aime bien. Mais surtout, un bon dîner en famille la veille et / ou le jour de Noël, le 25 décembre

Qui dit Saint-Nicolas dit donc CADEAUX ! Il va de soi que malgré mon âge avancé (gloups), je profite encore et toujours de la fête ! Et oui, dans beaucoup de familles malgré que plus personne ne croie à la présence du grand Saint, papa et maman gâtent encore, pour le fun. On va dormir et ô, surprise ! des cadeaux sur le canapé le lendemain ! Ça alors ! Je ne cache pas que c'est toujours un plaisir, de recevoir des cadeaux à la Saint-Nic (cadeaux = bouffe, vêtements, bouffe, petits brols utiles, bouffe ; qu'on se le dise).

Bref, ainsi vous pouvez vous vanter d'en savoir plus, si ce n'était pas déjà le cas, à propos de Saint Nicolas. J'espère que vous avez bien profité de cette jolie fête toute légère et que vous avez bien mis votre sapin (vous aussi vous le mettez toujours le dimanche qui tourne autour du 6, ou alors c'est une tradition familiale bizarre ?)

Joyeux mois de décembre - priez pour nous pauvres étudiants en blocus :(((

Fantastic Beasts and Where To Find Them


Hé oui, ENFIN ! J'ai pu enfin aller au cinéma pour voir le nouveau film (en VO, bien sûr : je venais voir Newt Scamander et pas Norbert Dragonneau - oui, je cale sur cette traduction...) qui rappelle tant l'univers de J.K. Rowling. J'y suis allée sans aucun a priori, en tentant de découvrir un film nouveau, sans arrière-pensée concernant Harry Potter ou quoi que ce soit ! 

Et j'ai bien fait !

Note : 7/10 (pour plus de notes sur les films que j'ai vus, rendez-vous sur Sens Critique ! Un site très bien fait qui recense tous les films et toutes les séries possibles, sur lequel vous pouvez le noter, tenir une liste des films vus / à voir et même y écrire des critiques !)

Dans l'ensemble, j'ai trouvé le film bien, agréable à regarder, mignon. Bref, une réussite pour moi ! Mais (car il y a un mais)...



**ATTENTION SPOILERS**

Les deux histoires principales du film, à savoir la quête de Newt pour récupérer ses animaux perdus dans New York et cette histoire obscure (c'est le cas de le dire) d'enfant possédé par une créature étrange, ne sont toutes les deux pas assez approfondies. J'aurais préféré plus de l'une, ou plus de l'autre, ou même plus des deux si c'était possible !

Là, je reste sur ma faim, c'était simple, vite fini, les problèmes se solutionnent tranquillement sans beaucoup de remous... Bref, j'aurais préféré en savoir plus ! Soit sur les animaux en question, qu'ils donnent plus de fil à retordre à Newt ! Ou bien sur l'histoire plus sombre, plus digne des derniers Harry Potter d'ailleurs, qu'on en sache plus sur les personnages étranges des Fidèles de Salem et sur Grindenwald (surtout !! C'est LE personnage qui fait le lien avec la saga finalement, et on l'aperçoit 2 minutes, on en sait guère plus que ce que nous apprenaient déjà les livres Harry Potter*). Bref, un peu décevant sur le fond donc.

Aussi, Newt est très attachant bien qu'un peu timide, étrange ; mais j'ai trouvé Tina Goldstein fade et absolument pas attachante... Dommage ! Les deux autres protagonistes principaux, Queenie et Jacob Kowalski, sont eux adorables et très bons dans le rôle ! Un petit plus pour l'action qui se déroule en 1926 : pourquoi pas, ça change un peu et ça donne un côté brillant au film ! Malheureusement quelques incohérences dans le scénario déçoivent. On sent également un peu trop le côté américain de la production (effets spéciaux grandioses, l'action se passe uniquement à New York, des dialogues courts et efficaces, beaucoup d'action  ).



Concernant le rapport avec Harry Potter, pour moi pas de déception. En effet, je ne m'attendais pas à une suite de Harry Potter avec des mentions toutes les lignes à la saga ! Il s'agit du même univers mais de l'autre côté de la terre avec des personnes totalement différentes : j'ai donc fait abstraction de tout cela. Les rares références piquantes et bien placées m'ont suffie et m'ont même enjouée : j'ai envie d'en savoir plus sur Lestrange, Dumbledore à ce moment-là de son histoire et bien sûr Grindenwald comme dit plus haut. Pas de "trop peu" pour moi donc ! Mais je l'admets : il faut prendre une grande respiration avant le film, oublier pour quoi on vient, oublier toute la saga, et se convaincre que l'on va voir le nouveau film mignon dont tout le monde parle mais dont on avait jamais entendu parler auparavant.

Peut-être étions-nous habitué à l'univers si détaillé des Harry Potter, à prêter attention aux détails, parce que tout à de l'importance ? Ici j'ai trouvé que l'on passait sur ces détails un peu vite, que tout roulait "trop" bien, que seule la trame a été réfléchie et que les extras ne sont là que pour faire figuration, pour remplir le film...



J'attends vos avis avec impatience !! Qu'en avez-vous pensé ? 

* Note à moi-même : Il faut que je lise maintenant ce livre des Animaux Fantastiques pour y voir plus clair, je pense.

Cambridge / CUIMUN XXII

Je vous retrouve pour un article concernant mon tout récent voyage à Cambridge (UK).

Je fais partie cette année de LouvainMUN, MUN pour "Model United Nations".


Un groupe MUN c'est quoi ? Il s'agit d'un groupe universitaire (LouvainMUN étant celui de mon université, UCL) qui s'entraîne aux débats de l'ONU dans le cadre de simulations grandeur nature. Ces simulations sont très fidèles aux conférences réelles de l'ONU dans lesquelles les plus grandes décisions sont prises ! Tout y est : la procédure ultra stricte et très complexe, la représentation de chaque pays et de sa politique par un delegate (en l'occurence, nous, les participants), un chair impartial, qui préside le débat, donne la parole, comptabilise les votes, etc. Des universités de partout dans le monde organisent au cours de l'année des MUN conferences, il s'agit donc de quelques jours durant lesquels une grande simulation est organisée pour des groupes MUN venant de tous les pays. J'ai eu la chance de participer à celui de Cambridge ce week-end. 


Plus de dix comités de l'ONU y étaient représentés et je me suis retrouvée dans le comité SOCHUM. J'étais la délégation de l'Irlande, et les sujets choisis pour le débat étaient les violences contre les groupes LGBT+, ainsi que les mariages forcés. Par manque de temps, nous nous sommes limités au premier sujet. Une fois le débat lancé, tout le monde peut parler ! Il suffit de demander la parole et de donner ses arguments. Bien sûr, il n'est pas toujours chose aisée de critiquer la politique des autres pays, de répondre du tac au tac à un argument bien placé, ou de trouver des solutions concrètes pour un problème duquel on est que très peu au courant... Mais c'est tout de même très intéressant et enrichissant ! Tout se fait en anglais (très bon pour certains, qui ont la chance d'être natifs ou d'étudier en Angleterre...) et on apprend beaucoup sur l'art de parler avec diplomatie !



Ce fut une très belle et très intéressante première expérience MUN ! N'hésitez pas à partager si jamais vous avez également déjà participé à ce genre de conférences !

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Pour ceux qui ne sont pas très familiers avec tout cela, à l'ONU il y a donc des comités divers qui sont habilités à débattre et résoudre des problèmes de catégories bien définies. Par exemple : SOCHUM (comité socio-culturel), DISEC (comité du désarmement), GA (General Assembly), African Union, ICJ (Cour Internationale de Justice), etc. Les comités sont simulés exactement comme à l'ONU : certains ont plus de 70 pays représentés, d'autres n'en comprennent qu'une vingtaine et opèrent donc une sorte de tournante.

Le débat même peut prendre deux formes. Premièrement, les moderated caucus, qui sont les parties du débat où un pays à la fois prend la parole et expose son argumentation en un temps limité, et les pays souhaitant parler s'enchaînent ainsi, en se répondant l'un à l'autre, ou en exposant simplement leur politique sur la question et leur avis. Deuxièmement, le débat peut, à la demande d'un des delegate, prendre la forme d'un unmoderated caucus : il s'agit alors d'un débat ouvert, où tous les participants peuvent se lever et aller l'un vers l'autre pour se parler directement, créer des alliances et commencer à écrire des solutions au problème ensemble (personnellement c'est la forme de débat que j'ai préféré, les moderated caucus étant un peu trop formels pour moi, et ne permettant pas de dire vraiment ce que l'on pense sur la question).  

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coucou c'est moi 😁

Nous en avons évidemment profité pour visiter Cambridge, bien qu'il faisait assez froid, il n'a pas vraiment plu et c'était magnifique !! Les villes anglaises sont toujours belles même par temps gris !



Les photos ont été prises soit par moi-même, soit par les photographes de CUIMUN XXII (à retrouver sur Facebook ou leur site internet www.cuimun.org).
Elles ne sont pas libres de droit !!

Florence & Pise

Me voilà de retour avec un nouveau design de blog (j'aimais bien le rouge, ça me fait déjà penser à Noël - non je ne suis pas folle😋) ! J'ai mis un temps fou et pris un mal de chien à torturer mon code HTLM. Rassurez-moi : les blogueuses aux designs épurés, interactifs et magiques, elles sont aidées par des professionnels ? J'espère que oui ou alors je suis une tarte en codage. Enfin ça n'est quand même pas des plus simples, mais passons.


Je reviens donc sur une partie de mon voyage d'août dernier en Italie. A côté des après-midis plage et des promenades dans les champs secs et chauds bordés de sapins, nous avons trouvé le temps de nous rendre à Florence et à Pise, deux grosses villes de la région (j'aurais voulu faire Sienne, mais ça sera pour une autre fois !)

Pise


Arrêt évident à la Piazza dei Miracoli pour admirer non seulement la célèbre tour penchée, mais également la cathédrale, le baptistère et le composanto. 

La tour est évidemment l'un des lieux touristiques les plus visités en Italie, si pas au monde, à mon avis. Il faut du courage pour s'en approcher, et pour trouver l'endroit idéal pour la photo la plus clichée au monde après celle où on se pique le bout du doigt à la Tour Eiffel : j'ai nommé "moi qui retient la tour penchée". L'endroit grouille de monde et au final, on a vite fait le tour. C'est impressionnant, c'est vrai, mais ça ne vaut pas d'attendre et payer pour pouvoir y monter.

Nous avons donc aussi visité les trois autres lieux de la place, en payant un pack de quelques euros pour voir le plus de bâtiments possibles.


Tout d'abord, la cathédrale di Santa Maria Assunta (Notre-Dame de l'Assomption), très belle, très grande, toute décorée et lumineuse. Elle est très impressionnante et je ne regrette pas d'en avoir pu voir l'intérieur ! L'architecture extérieure elle, est très semblable à toute l'Italie du Nord : sculptée de blanc. 

Nous avons enchaîné avec le baptistère (il battistero), très beau également, dans lequel un type est venu se mettre au milieu et s'est mis à chanter pour montrer aux touristes à quel point la résonance était impressionnante - en effet, elle l'est. Puis, pour terminer nous avons visité le composanto, qui est un cimetière de tombes en pierre. On en fait le tour comme dans une galerie rectangulaire et c'est vraiment très beau - et très grand ! 

Détails pratiques

Nous étions venus en voiture, et nous avons trouvé une place de parking pas loin de la place en s'enfonçant un peu dans les quartiers. Le parking ne coûte pas très cher, quelques euros pour toute la journée. Nous avons mangé dans un délicieux restaurant non loin de la fameuse place, encore une fois le rapport qualité-prix était très bon ! Par contre certains se sont fait avoir par une assiette de pâtes trop peu copieuse ; en effet ici les pâtes sont souvent prises en entrée, d'où la taille du plat plutôt décevante ! A retenir ;) 


Florence


A voir à Florence : la fameuse Piazza del duomo, avec l'immense dôme et la cathédrale Santa Maria del Fiore.


ATTENTION : pour visiter la cathédrale, c'est comme la Sagrada Familia : il vous faut compter plusieurs heures d'attente pour pouvoir y entrer !! Nous avons choisi une solution plus facile mais plus chère : des groupes de visites privés qui partent toutes les demi-heures avec un guide (anglophone ou hispanique). L'avantage, c'est que nous avons ainsi eu droit à des explications sur la cathédrale et son histoire, tant à l'extérieur (à nouveau, façade blanche taillée et sculptée par les Médicis), qu'à l'intérieur (historique et anecdotes sur les tableaux, les peintures au plafond, le sol ou encore l'immense horloge qui trône au-dessus de la porte principale). Malgré que ma petite soeur n'ait pas compris grand chose à la guide italienne qui parlait un anglais rapide, c'était une solution assez satisfaisante. 

Après la Piazza del duomo, nous nous sommes dirigés vers le fameux Ponte Vecchio à travers les rues pavées typiques, croisant des fontaines majestueuses ou des patios au style romain à chaque coin de rue ! Le pont en lui-même est très décevant : il est entouré des deux côtés de magasins de joaillerie de luxe, si bien qu'une fois dessus on ne voit pas l'horizon, et à l'extérieur on ne peut qu'admirer les arrières des magasins, aux murs sales et sans fenêtres. 


Enfin nous nous sommes évidemment rendus à la Piazzale Michelangelo, pour admirer la vue magnifique. Nous avons poussés la marche jusque tout en haut, découvrant ainsi la basilique San Miniato al Monte, magique - nous avons pu entendre des moines en pleine messes, qui chantaient à en faire vibrer les murs. La vue aussi y est surprenante de là-haut !


Détails pratiques

Cette fois nous sommes également venus en voiture mais nous nous sommes parqués au parking de la gare centrale de Florence, très pratiquement également mais un peu plus cher. Nous avons mangé dans un des nombreux restaurants de Florence et honnêtement, je ne saurais redire le nom mais tous se valent !

- Des bises 😘

Une semaine en Toscane

Quand vous entendez "Toscane", vous pensez à quoi ? Des pizzas délicieuses ? Du bon vin, ou plutôt des Spritz colorés ? Des paysages sublimes illuminés par le soleil chaud sur les sapins vert ? Des villages typiques qui sentent bon l'été, la pierre et la sueur ? 



Et bien vous avez bien raison. 7 jours en Toscane, ce fut tout cela à la fois !

Malheureusement pour moi, je n'avais pas de bon appareil photo capable de rendre toute la beauté des lieux. Il vous faudra donc vous contenter de la qualité modeste mais néanmoins appréciable de  l'iPhone.



O U ?

Nous avons logé à Casciana Terme, un village de la région entre Pise et Sienne. Très joli, il pullule (quel mot délicieux haha !) de petits restaurants tous plus attrayants les uns que les autres. Le village possède ses termes, si la plage vous paraît trop lointaine (comptez quand même 45 minutes de route jusqu'à Tirrenia, l'une des plages les plus larges et les plus agréables du coin à mon humble avis).



M A N G E R

Quelques bonnes adresse spécialement pour vous ! (Pas beaucoup de photos de nourriture cependant, parce qu'il faut avouer qu'une fois le plat arrivé, je ne pensais plus qu'à satisfaire mon estomac !)



  • San Gimignano, sur la place principale, le "World's Best Ice Cream". Des glaces absolument fantastiques, on paie le prix du cornet par quantité, avec le nombre de saveurs différentes que l'on souhaite (2€ pour le riquiqui à une boule seulement, en augmentant jusqu'à 7€ pour une véritable carafe en cornet de glace pouvant accueillir jusqu'à 10 goûts !). 
  • Trattoria del Vecchio Mercato, Piazza Mercato, Casciana Terme. Un peu "on the pricy side", donc de la cuisine plus raffinée, ça n'en reste pas moins excellent. Situé sur une adorable petite place où par hasard pendant notre repas se déroulait un concert amateur de chanteurs d'opéra ! La grande classe !
  • Il Merlo Pizzorante, Piazza C. Minati, Casciana Terme. Délicieux restaurant qui propose toutes sortes de plats de pizzas et autres ! 
  • Pao Pub, Piazza C. Minati, Casciana Terme. Un pub qui propose une rimbambelle de cocktails maisons, et avec une très bonne ambiance détendue de vacances ;)
  • Pizzeria, Piazza Mercato, Casciana Terme. Les meilleures pizzas jamais mangées, le menu le plus long jamais vu : pizzas fraîches à la salade, pizza allemande aux frites et saucisses (!!), pizza pepperonni, quatre fromages, jambon, ananas, et j'en passe des combinaisons ! Sur place ou à emporter pour un repas plus "sur le pouce". 

Q U E  F A I R E ?

  • Visiter San Gimignano, un village connu de nom aux multiples tours de pierre qui jaillissent sur leur colline ensoleillée. L'endroit est très touristique mais n'en reste pas moins pittoresque. Alerte spéciale : glaces DIVINES aux prix raisonnables pour la quantité offerte !!
  • Visiter Monteriggioni, ou l'un des centaines de minuscules villages fortifiés construits dans la campagne. On en fait le tour en 20 minutes, et ça n'en perd aucun charme, au contraire. Profitez-en pour vous prélasser avec un verre sur la terrasse d'un café en regardant le soleil dessiner des ombres sur les murs d'enceinte. 
  • Aller la plage. Bien souvent bondées, il faut chercher pas mal pour en trouver. Comme dit plus haut, la plage de Tirrenia (Livourne) est l'une des plus larges que nous ayons trouvées. Ça ne vaut pas les étendues blanches d'un endroit complètement désert, mais disons qu'on a la place de respirer tranquille. 
  • Vous promener tout simplement. Malgré les trajets surtout effectués en voiture, la campagne respire et permet de belles ballades sans être totalement écrasé par la chaleur. 
  • Goûter du vin dans un endroit spécialisé... Sur ma to-do list absolument !!
Monteriggioni
San Gimignano
Voir un prochain article pour Florence & Pise, les joyaux de la région ! Malheureusement pour moi, pas de visite de Sienne... Ce sera pour la prochaine fois ;)
LES PHOTOS M'APPARTIENNENT ! :) 

It's okay


Ça n'est pas grave de rentrer d'un échange de préférer votre pays d'origine, même si vous avez adoré votre échange, que votre pays d'accueil avait des choses magnifiques à vous offrir. Ça n'est pas grave : vous pouvez vous sentir chez vous, chez vous.

Quand on rentre d'un échange, on a toujours un sentiment étrange, comme si on devait quelque chose au pays qu'on quitte, comme si on devait quelque chose au pays dans lequel on revient, comme une explication, un choix, une note même... Il faut comparer, il faut choisir entre les deux, comme si quelque chose en dépendait, comme si le pays gagnant allait nous accueillir à bras ouverts. Beaucoup de gens au retour m'avaient demandé "Alors, lequel tu préfères" ? Comment ça, lequel ?

Pour la plupart des gens c'est impossible. Une préférence ? C'était mon cas aussi, au début. Lorsque j'étais encore en échange et que les gens me demandaient "Jusqu'à présent tu as une préférence entre les USA et la Belgique ?". Je ne pouvais pas choisir La Belgique me manquait, mais l'Amérique était belle, grande, s'ouvrait à moi. Je ne voulais pas choisir. Ils étaient aussi bien l'un que l'autre. Je me retenais d'ailleurs, d'avancer plus loin dans la comparaison, je voulais rester neutre. Les deux étaient parfaits. 



Puis au retour de mon échange, l'évidence s'est imposée à moi : bien que j'avais adoré mon échange, je n'aurais échangé pour rien au monde ma vie en Belgique avec une vie américaine. 


Qu'on se comprenne, je ne parle pas ici de vacances, de voyages, de paysages grandioses et fabuleux, d'aventures. Je parle de la vie, la vraie, le quotidien, parfois morne, parfois drôle. Au final, oui, je préfère la Belgique. Mon petit pays pluvieux et condensé. L'Europe toute entière me manquait, son esprit vivant, son histoire qui marque les cultures, ses gens, intéressés, savants, joyeux, détendus. L'Amérique est belle, certes, elle est joyeuse elle aussi, et on ne peut plus détendue ! Pourtant il me manquait ce petit goût de la recherche, ce goût d'aller plus loin qu'ont les Européens. Trop de fête tue la fête. A force de toujours faire tout pour s'amuser, on ne s'amuse plus. Je sais que je suis une fille littéraire, carrée même, avec l'envie d'apprendre. L'Amérique ne m'apportait pas cela. Ajoutez les détails du style architecture, habitudes, ma ville adorée, les gens qui me manquaient, et mon choix a été vite fait. Je ne quitterais pas la Belgique pour vivre ailleurs, je pense (je pense, car on n'est jamais sûr de rien). 

La conclusion de tout ça, c'est qu'il ne faut pas avoir peur. L'Amérique ne vous en voudra pas si votre pays d'origine reste avant tout votre pays de coeur où vous vous sentez chez vous. Les gens n'oublieront pas que vous avez passé une année fantastique, que vous vous êtes sentis bien, que vous avez découvert mille choses. Après tout cela, vous pouvez toujours et sans remord affirmer que oui, votre pays préféré, c'est le vôtre, celui qui vous a tant manqué, malgré que ça n'effacera jamais les souvenirs vécus dans votre pays d'accueil. Il n'y a pas de honte à comprendre que la comfort zone est celle qui vous convient. Cela n'empêche pas les voyages, les découvertes. On revient toujours au même endroit, là où son coeur est pris. 

Les images proviennent de weheartit.


Ile d'Oléron

La Ménounière
Les vacances ont bien commencé puisque je suis déjà rentrée de l'ile d'Oléron, où j'ai passé quelques jours avec ma famille début juillet. Nous sommes partis en voiture mais, ma maman a préféré nous arrêter au milieu du trajet pour dormir dans l'ibis d'Amboise et visiter son joli château surplombant sur la Loire. Pour le retour, nous avions choisi de faire halte au Futuroscope, toujours aussi sympathique que lorsque nous l'avions fait il y a six ans.


Vue depuis le château d'Amboise
Ces vacances très reposantes sont tombées à pic, juste après l'obtention des résultats (première année de bac en droit réussie, en route pour les quatre suivantes haha !)

L'île d'Oléron se trouve sur la côte ouest de la France, séparée du continent par un pont aisément accessible, et non payant. Son homologue l'île de Ré est un peu plus connue, mais le pont qui la relie à la France est lui payant, et l'île est plus petite (et distancée de 2h de route de l'île d'Oléron), nous avons donc décidé de ne pas y faire escale.


Les marais
Nous logions dans un petit hôtel très cosy, l'Atlantic Hôtel (propriétaires adorables !) avec piscine, à 150m de la plage, dans le petit village de La Ménounière. Tout à fait hors des petits ports plus touristiques dans un minuscule village très calme, cela nous forçait par ailleurs à reprendre la voiture presque chaque fois pour aller visiter un village, un port, aller manger, etc (certains peuvent ne pas aimer ce concept, mais cela ne nous a pas posé de problème).





 Au programme : visite des villages de l'île, tous plus ou moins semblables mais apportant leur lot de lieux typiques tels que le phare de Chassiron, les promenades en vélo sur des pistes très bien balisées, le port de La Cotinière, le village de Saint-Pierre avec sa rue marchande et ses petites places typiques, les petites maisons de pêcheur de toutes les couleurs, les marais, un peu de farniente, le Château d'Oléron, la vue sur Fort Boyard depuis Boyardville... Dommage d'ailleurs car impossible d'y accéder, et une malheureuse promenade en bateau autour du fort coûte près de 20 euros !! Prix exorbitant pour ce qu'ils offrent, on ne l'a donc pas fait. C'est d'ailleurs la seule remarque niveau prix : tout est très accessible, parking la plupart du temps gratuit, restaurants et hôtels avec de bons rapports qualité-prix. 


Oui, c'est bien Fort Boyard là-bas ! hahaha
La vue depuis le phare de Chassiron, marée basse
Sous le soleil ;)
Nous sommes partis le 1er juillet, les Français n'étaient pas encore en vacances ce qui nous a permis d'être juste avant la pleine saison touristique : nous n'avons eu aucun gros mouvement de foule ni problème de parking, pas de groupes de touristes agglutinés, etc.

Bonnes adresses :
- La Sardinière (près du Quai 71), La Cotinière. Délicieuses sardines et fish & chips (commander le plat mixte avec plusieurs petits poissons plutôt que le poisson unique, beaucoup trop gros et écoeurant)

- Restaurant Pizzeria dont j'ai oublié le nom, en face du parking et de l'office du tourisme, Saint-Pierre. Nommé par le Routard chaque année depuis 2006, ils proposent plusieurs tailles de pizzas à des prix plus que raisonnables ! 

- Fish & Chips à emporter, le long du port, La Cotinière
- Glaces, Boyardville (là aussi plus de nom mais il s'agit du plus gros glacier sur la rue des restaurants, en face du parking principal sur le port).
- Restaurant français / italien, Saint-Trojan. Le long du rond-point (mais ça n'est pas dérangeant), il propose une cuisine très variée, il y en a pour tous les goûts ! Moules, salades, pizzas, pâtes : délicieux !